... croquer dans une fraise et poser ma bouche sucrée et collante dans ton cou. C'est doux sur la peau de tes lèvres, ça me pique sur ta joue. J'ai le ventre qui me démange, les yeux qui me titillent, les doigts qui se languissent. J'ai laissé traîner mes caresses dans le creux de ton dos, balayer tes hanches. Et je jubile d'avoir pour réponse, un sourire, une fossette sur le coin de ta joue qui se glisse dans mes souvenirs. Et, quand je ferme les yeux, le goût de ta langue, les détails de tes lèvres, ta fossette amusée, ton rire d'enfant, ne peuvent plus s'échapper.
Mais pourquoi laisser le vent mourir sur tes lèvres quand j'ai si froid sans toi.
J'ai peur de manquer ... Ne serait ce que ton souffle dans mon oreille, de ta moue boudeuse, de tes besoins de gosses, de tes sourires, de ta bouche, de ta chaleur, tout...
Avec toi je suis passée du noir au gris, du gris au rose, du rose au bleu, du bleu au multicolore...
Alors ne m'oublies pas dans le noir.